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Les Aventures parisiennes de Canard Langlais
Un blog cocasse
Mare aux Canards | 23.06.2013 - 18 h 27 | 2 COMMENTAIRES
Canard se met à la page !

Un dimanche pluvieux de ce début d’été. Notre ami Langlais profite de la langueur doucereuse de cette journée pour vagabonder dans les rues de Paris. Soudain, il perçoit un air de musique, peut-être un vieil enregistrement des années 40: j’attendrais le jour et la nuit, j’attendrais toujours ton retour… l’air vient d’un café rue du Parc Royal, le Page 35. Canard, toujours à la page, décide de s’y poser et siroter un café.

Sur les murs jaune canard, des scènes de café dans un style rappelant Picasso ou même Hopper. Dans la salle un canard serveur assouvissant les demandes des clients à un rythme effréné, répondant au doux nom de Lebenjamin. Quel beau sourire, se dit à cet instant Canard. Ce serveur, en toute circonstance, est souriant. Et on sait à quel point le sourire est important pour notre ami Langlais.

Un autre canard remarquable, le patron, Canard Lesom, co-patron de ce lieu chaleureux et vivant, arbore un long châle bleu indigo reprenant les nuances de ses majestueuses plumes asiatiques. Il rappelle les danseurs du ballet Alvin Ailey faisant des effets avec de grands draps soyeux.

18h30, déjà le soleil revient sur Paris. Canard est sur le départ. Il ne laisse rien d’autre derrière lui qu’une plume en souvenir de sa présence dans ce café. Tout est éphémère en ce début d’été. Et en profitant de ces petits instants privilégiés, Canard se sent vivant.

Canardage ! | Mare aux Canards | 18.06.2013 - 01 h 33 | 2 COMMENTAIRES
Canard fête le mariage au Ruinart !

« Les amis, champagne ! », prévient Canard Leplumé. « Ce soir nous célébrons le mariage pour tous !… Trinquons !… »

Canard Langlais est invité à une soirée de son ami Leplumé. Voilà un an jour pour jour qu’une bouteille de champagne attendait d’être débouchée. C’est maintenant chose faite !… Magnifique lundi soir dans la liesse, l’ivresse et l’insouciance de la jeunesse.

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Canard aux (o)livres | Mare aux Canards | 15.06.2013 - 16 h 48 | 3 COMMENTAIRES
Une rencontre improbable avec Cane Sagan

Un canard sans café du coin-coin n’est pas pour autant un canard à la dérive. Pour ne pas oublier l’ivresse sonore du café, il n’est pas inhabituel de le rencontrer dans les cafés de son quartier. Du Pure au Titon, en allant jusqu’aux Funambules, notre ami Langlais se laisse aller, livre et ordinateur portable dans le sac, aux plaisirs des sirops et des bières scandés de cigarillos. Et si c’était cela, la vraie vie ? L’objectif de ce courrier n’est pas de philosopher sur la vie, non. Canard, posé à une table en bois près de la grande vitre, est concentré sur la lecture d’un livre assez fou : Pourquoi j’ai tué Françoise Sagan ? de David Batov.

C’est l’histoire d’une rencontre insolite du narrateur avec l’écrivaine Françoise Sagan. La femme a un effet accélérateur sur la vie du jeune homme. (NDLR: et nous vous en recommandons la lecture !) Et si tout pouvait s’accélérer pour Canard aussi ? Canard est impatient. Canard voudrait pouvoir choisir une vie dans un catalogue IKEA et choisir son canard sur le shop online d’Esprit, mannequin et vêtements inclus. N’est-ce pas futile ? Les plumes soyeuses de Canard sont faites aussi pour rêvasser. Ainsi Monsieur Esprit, posé avec Canard dans son canapé IKEA au nom barbare, pourrait s’allonger sur son abdomen de plumes.

Soudain, une personne vient interrompre la rêvasserie de notre ami Langlais:

- Puis-je m’asseoir ? demande une cane assez âgée, un verre de whisky à la main.
– Avec plaisir.
– Comment vous appelez-vous ?
– Je m’appelle Canard. Canard Langlais…
– … et moi c’est Françoise, lance la cane.

Imaginez la stupéfaction de Canard à cet instant ! Françoise ? S’agit-il donc de Cane Sagan ?

- Regardez le jeune homme en face de vous, poursuit la Cane. Allez lui parler.
– A quoi bon ? demanda Canard interloqué.
– Il n’a pas arrêté de vous regarder depuis qu’il est entré dans ce café. Comme il doit vous trouver beau !

Canard pris dans une dynamique d’insouciance, va à la rencontre du jeune homme.

Quelques instants plus tard, la cane se lève et vient interrompre le rancard impromptu, priant à Canard de l’appeler plus tard, afin de lui raconter la suite de sa journée. Elle lui tend sa carte et s’en va. Sur la carte est inscrit: « Cane Sagan, écrivaine. »

Canardage ! | Mare aux Canards | 11.06.2013 - 01 h 20 | 1 COMMENTAIRES
Rendre à Canard ce qui est à Canard…

On entend souvent dans la rue des gens dire: il faut rendre à César ce qui est à César. Grossière erreur. Que vient faire là-dedans le sculpteur marseillais ? Il s’agit tout simplement d’un abus de langage. Retenez plutôt: il faut rendre à Canard ce qui est à… vous connaissez la suite !

Aujourd’hui, notre ami Langlais faisait ses adieux au café du coin-coin, place Stalingrad. Pourquoi la fermeture ? Canard n’était-il pas en charge de la programmation du café ? On passera les histoires de pouvoir et de hiérarchie, l’essentiel étant que notre Canard n’y ait pas laissé des plumes !…

Le nouveau gérant, Canard Lerochefort, un marin peintre et poète, donna non sans nostalgie un cadre à notre ami Langlais en souvenir des heures de gloire du café du coin-coin. Je l’ai trouvé derrière deux pintes de mojito, c’est ce qu’il parvînt à dire pour dédramatiser la situation et contenir ses larmes. Eh oui, le canard pleure facilement, contrairement au crocodile.

Une époque est révolue. Elle cède brutalement la place à une autre. Comme le César d’un film remplace le gagnant de l’année précédente. Que faire ? Canard va-t-il redevenir photographe ? Va-t-il passer le casting de Plus Belle la Vie ?  (Auquel cas il fera un covoiturage vers Marseille @Sylvainj :)) Vous aussi, donnez des idées à Canard. Vous ne voulez pas l’engager ?

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Canardage ! | Mare aux Canards | 25.05.2013 - 15 h 44 | 3 COMMENTAIRES
Langlais rencontre Canard Le Che

Alors en vadrouille migratoire dans les Caraïbes, notre ami Langlais alla poser ses plumes sur l’île de Cuba, l’occasion d’aller saluer la nièce de Canard Lefidel, Cane Mariela. Reçu dans une annexe du Palais présidentiel, près de la place de la Révolution, il put s’entretenir des progrès à faire sur l’île en terme de libertés individuelles, notamment les droits LGBT. Cane Mariela s’enquit de dire: « les LGBT sont plutôt bien acceptés dans notre régime actuel, je suis cependant d’accord qu’il faut encore plus de droits, plus de libertés. Dès le départ de mon père du pouvoir, dans la mesure où j’accède à la tête du pays, je peux vous assurer que le mariage pour tous sera promulgué. Nous souhaitons être un pays moderne, sur le plan sociétal. »

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Canard se rendit compte que l’homosexualité n’est pas forcément taboue à Cuba. En revanche le machisme ambiant n’aide pas… Et ce culte de la personnalité de Canard Le Che, ce médecin qui, au côté de Lefidel, a mené la révolution. Qu’il est séduisant, la barbe taillée, le corps d’athlète, entraîné. Que ne ferait-on pas pour avoir une soirée dating avec lui ? C’est parti. Cuba, 1961, juste avant la crise américaine de la Baie des Cochons. Canard, en smoking Prince de Galles à rayures bleu indigo est invité à une réception de la junte militaire. La fête a lieu dans le Capitole. Le Che entre dans son complet militaire verdâtre, chemise blanche cintrée ouverte au col. Il a un sourire révolutionnaire. Il semble comblé. Enfin on ferait de l’éducation et de la santé les fondements de la Révolution. Le cortège défile et soudain les yeux du Che s’arrêtent sur ceux de notre ami Langlais. Le Che s’approche de Langlais: « vous vous installerez à ma gauche au dîner, venez. »

S’asseoir à la gauche du Che est un honneur. Peut-on être plus à gauche que le Che ? Sa femme se trouve toujours à sa droite. Elle n’était jamais présente lors de ces réceptions. Assis à la gauche du Che, Langlais l’écoute avec respect, se demandant encore pourquoi cet homme magnifique, guapo, l’avait désigné, lui, petit reporter photographe. Pouvait-il le photographier ? Seguramente. Langlais prit peut-être une douzaine de clichés aujourd’hui célèbres, du Che fumant son cigare. (photo ci-dessous).

 

Après le digestif – une eau-de-vie à base de canne (à sucre, évidemment !) – Le Che proposa à notre ami Langlais une promenade dans les arcades de la coupole du Capitole. D’en haut, c’est un embrasement dansant mêlant lumières de la ville et rumeurs de salsa qui fit palpiter le coeur de Canard. A moins que ce ne soit plutôt la chaude main du Che au bas de sa taille ? L’image digne d’un film venant du monde impérialiste n’est dans aucun livre d’histoire. Le 10 mai 1961, à 23h45, dans la nuit chaude et humide havanaise, Le Che embrassa langoureusement Langlais. La suite se fit dans le plus grand tact et la simplicité légendaire du Che: ils quittèrent le Capitole à bicyclette en direction du Vedado, où Canard découvrit une plage déserte. Il avait déjà pu tâter la musculature du Che, accroché vigoureusement à lui pendant le trajet. Sur la plage, le Che se jeta nu à la mer, suivi de Canard. Quel amour passionnel et brûlant ! La mer ne put calmer cette flamme pétillante qu’au petit matin.

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Oui, Canard Le Che, nous ne t’oublierons pas. Ton exemple vit, tes idées perdurent. Et viva la Revolucion !

Canardage ! | Mare aux Canards | Plume de Canard | 08.04.2013 - 00 h 14 | 2 COMMENTAIRES
Printemps des assoces et Canard à la sauce !

…Pour ne pas dire au parfum ! Canard était à la sauce de cet événement. Levé aux aurores, dès 10h tel Lucky Luke sur son cheval blanc, marchant palmes étirées dans les rues ensoleillées du Marais. Canard Langlais était au Printemps des assoces.

L’événement a mal commencé. Dans la nuit de samedi à dimanche, des vandales homophobes et anti-mariage pour tous ont placardé des dizaines d’affiches sur les portes de l’espace des Blancs-Manteaux et dérobé la banderole posée pour l’événement par l’Inter-LGBT. Ces crétins qui sont cons comme la lune… et encore, pourquoi incriminer la lune ? La Lune respecte tout le monde, qu’importe l’orientation sexuelle, la couleur de peau, etc. Ces crétins sont cons comme eux-mêmes. Ils ne peuvent s’en remettre qu’à eux-mêmes.

A 11h, la police était sur place pour enlever au Karcher les affiches. La présence policière s’est fait sentir toute la journée dans la halle. Les (beaux) gardiens de la paix en ont profité pour sympathiser avec les badauds venus prendre des infos sur une asso. De la à dire qu’on les a pris en FLAG ?

Trêve de plaisanterie…

Canard a mis l’aile à la pâte de 14h à presque 17h, aux côtés de SOS homophobie. Stand magique, avec des carambars, des fraises Tagada et des flyers, stickers, rapports, enquêtes… Quelques heures d’un dimanche de tralala pour se sentir utile. Canard vous recommande un Printemps comme celui-ci… et de finir l’après-midi à la Seine, scène de la vie parisienne.

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Mare aux Canards | 19.03.2013 - 00 h 44 | 0 COMMENTAIRES
Des canards et des lapins…

Ce soir, notre ami Langlais a un rencard…

Comment va-t-il s’habiller pour la soirée ?

14h, il hésite entre sa marinière blanche et bleu marine et une chemise plus classique… Sur conseil par MMS de Pigeon Lamoureux, il opte pour la marinière. Quel jean va-t-il mettre ? Et s’il mettait plutôt un pantalon bordeaux ? Sa copine et aussi voisine Cane Berge lui propose de passer pour un thé et l’aider à décider.

Une demi-heure plus tard, Cane arrive avec un moelleux au chocolat encore chaud: « ce sera plus sympa de te mettre « in the mood » avec un peu à manger », dit-elle à Canard après avoir croqué dans une première part de gâteau.

17h. Cane soudain se souvient du poulet dans le four, qui doit être bien rôti maintenant, et crisse le camp !… Canard est alors seul devant le miroir, habillé pour son rencard. Et si on se coiffait et se parfumait ?

17h30: le sèche-plumes envoie une pluie ionique sur le plumage encore humide de Canard. Que ne fait-on pas pour être au top !

« Cette fois-ci je suis prêt », se dit Canard plutôt satisfait. Le bruit strident du portable retentit. Un SMS ? De qui ?

Désolé pour ce soir, je préfère annuler. On se voit la semaine prochaine je te recontacte bizzz.

Quoi ???

Non mais allô quoi ?!

Langlais ravale sa colère devant ce SMS. Ce ne peut être plus clair: on a posé un lapin… à Canard !

Mare aux Canards | 17.03.2013 - 02 h 06 | 2 COMMENTAIRES
Canard décerne des palmes !

Canard s’en alla voir son auteur la semaine dernière… mauvais quart d’heure pour ce dernier. Canard était plus que révolté, pris d’un courroux adjoint d’une férocité inconnue jusqu’alors des anatinaes:

 » Non mais allô quoi ? Tu as tout laissé tomber ou quoi ? Tu me reçois là, quoi ? C’est comme si j’te dis: tu n’écris plus. Si t’écris plus, t’es plus un auteur. T’es plus rien, quoi. Allô ? »

Après cette altercation musclée, l’auteur (que je suis) s’est vu contraint, non sans y prendre plaisir, de continuer les aventures (parisiennes) de Canard Langlais ! Canard renaît en ce soir de quart de lune croissante, ressort d’un tas de plumes légères et frivoles à la fois.

Samedi soir, notre ami Canard se rendit au concert d’amis à Ménilmontant (mais oui, Madame !..). Alors qu’allaient bon train les discussions,  plusieurs canes entrèrent à la queue-leu-leu dans le café.

« Mais allô, c’est le festival de canes ici ou quoi ? » demanda Langlais interloqué, à voix basse, à ses amis.

On dit souvent qu’il vaut mieux tourner 7 fois sa langue dans la bouche avant de parler. Canard n’aurait-il pas dû s’appliquer la règle ? Pas que la blague fut mauvaise… Il n’empêche que la dernière personne à entrer et qui suivait la horde de canes n’était autre qu’un joli petit canard à la plume lisse et aux yeux scintillants – de quoi faire battre le coeur d’un canard comme Langlais, ndlr.

Au cours de la soirée, les regards se croisèrent, se posèrent puis se déplacèrent avant de revenir, tels l’écume des vagues se cassant sur la plage. Et si on devait leur décerner un prix, à ces regards (pourquoi pas, après tout !), ce serait la palme « un certain regard ». Et les critiques lanceraient à l’unisson des bravos, faisant l’éloge de l’innocence, de la simplicité, de la réserve et la mesure exprimée dans ces regards, sans pour autant masquer tout symbolisme de la passion.

Lorsque le canard en question prit la direction de la sortie, une seule fin s’imposa. Prendre soi-même la direction de la sortie puis lui courir après. C’est ce que fit notre ami Langlais. Son nom, son nom ! On veut son nom ! « Il s’appelle Canard Legrand ». Ooooh !… (à suivre)

Canard Club | Canardage ! | Mare aux Canards | 17.01.2013 - 23 h 31 | 2 COMMENTAIRES
Canard a maintenant son café: le café du coin-coin !

Canard fait des groupies !… Connaissez-vous l’histoire de l’écrivain qui entend des enfants dans la rue réciter ses textes par coeur ? Quel plaisir pour cet auteur !

Figurez-vous que la même situation arriva au dessinateur officiel de Canard Langlais: rentrant l’esprit relaxé d’une soirée on ne peut plus « collante » et pour l’égalité, il tomba nez-à-nez, ou doit-on dire nez-à-bec ?… avec un de ses dessins dans la rue, sur le panneau d’un café ! Quelle coin-coincidence !!!

Le bar du Coin-Coin, qui fait partie de la Rotonde place Stalingrad, a utilisé l’image de notre ami Langlais à son insu… l’un des journalistes qui l’avait pris en photo aux galeries Farfouillette en train d’essayer son complet Prince-de-Galles aura su revendre ses clichés au prix fort. Quand on est un canard, de plus un canard stylé, ce genre d’histoire est finalement banal, non ?

Canard Langlais s’est rendu en personne dans ce bar, y a rencontré Canard Leviennois, inventeur du chocolat Leviennois, chocolat chaud à la crème fouettée et à la confiture d’abricot, dont la promotion n’est plus à faire dans le tout Paris. Après une discussion créative et débordante d’idées plus fun les unes que les autres, Leviennois pria notre ami Langlais de diriger la décoration et la programmation de ses bars et cafés parisiens. Langlais ayant démissionné quelques mois plus tôt de Canard +, accepta le deal.  Encore une victoire de Canard ? L’histoire nous le dira !…

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et @Sylvainj, merci !

Mare aux Canards | 16.01.2013 - 00 h 35 | 3 COMMENTAIRES
« Je n’ai pas de style en hiver :-/ « 

Canard Langlais a pris une résolution en 2013: s’inscrire à CMG (Canard Musclé Gym), un club de sport parisien où se trémoussent beaux et frais canards et canes. Ainsi, grâce à des séances intenses et régulières, c’est un nouveau corps de rêve homologué ISO 2013 qu’il sculpte, génie grec dans l’âme.

Regagnant son chez soi par un soir très froid, notre ami Langlais aperçoit dans la rue un canard très stylé, qui n’est qu’équilibre et beauté. Foulard violet clair entourant lestement le cou, reposant sur un torse musclé (NDLR: on présume ce corps musclé), veste en cuir souple courte laissant paraître un pull en laine de maille moyenne blanc aux motifs de saison. Le canard secoue tout son corps dans une démarche élancée et quelque peu décomplexée, sans pour autant pencher à droite. Autour de cette créature venue tout droit des vapeurs estivales, c’est le froid glacial et pénétrant qui sévit.

Canard regarde alors sa veste de ski bombante une taille trop grande et sa poche droite bombée où il a caché son parapluie, son écharpe épaisse le cadenassant jusqu’au bec, son pantalon en velours certes rouge sombre mais finalement pas si classe et ses gants en cuir usés. C’est moi, pense-t-il à ce moment. Je n’ai pas de style en hiver.

Comment avoir un style en hiver, sans pour autant avoir froid ? C’est une équation à deux variables. Il nous faudrait une deuxième équation pour pouvoir la résoudre. Et si nous passions la main ici et laissions ce problème au Professeur Harry Thmétik ?!

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